L’Institut Cervantes de Tanger rend hommage à la grande écrivaine espagnole Ana María Matute à travers l’exposition « Qui n’invente pas ne vit pas », visible à la Galerie Cervantes jusqu’au 31 octobre 2026.
Organisée avec le ministère espagnol de la Culture, à travers la Direction générale du livre, de la bande dessinée et de la lecture, et avec la collaboration de l’Agence Balcells, l’exposition retrace la vie et l’œuvre d’une figure majeure de la littérature espagnole du XXe siècle.
Livres, lettres, photographies, objets personnels, dessins et enregistrements invitent le public à découvrir l’univers de Matute, marqué par l’enfance, la mémoire, l’imagination et les blessures de la société.
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Née à Barcelone en 1925, l’écrivaine a profondément marqué la littérature espagnole par une œuvre attentive aux plus vulnérables, dénonçant l’injustice, les inégalités, la cruauté et les conflits entre les forts et les faibles. Son expérience de la guerre civile espagnole a également nourri une écriture peuplée de personnages solitaires et fragiles.
Troisième femme à entrer à l’Académie royale espagnole, en 1998, Ana María Matute a reçu en 2010 le prix Cervantes, la plus prestigieuse distinction des lettres espagnoles.
Le titre de l’exposition résume sa conception de la littérature : l’imagination comme moyen de comprendre, de réinventer et de transformer le monde. Décédée à Barcelone en 2014, Matute demeure ainsi une voix majeure d’une littérature qui n’a cessé de défendre l’émerveillement, l’enfance et la liberté de créer.
À Tanger, cette exposition offre au public marocain l’occasion de redécouvrir une œuvre dont la portée humaine et littéraire dépasse largement les frontières espagnoles.

