MUSIQUE ANDALOUSE: DEUX SPLENDIDES SOIRÉES ORGANISÉES PAR LA FONDATION MY AHMED LOUKILI
Filali Noureddine
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L’ancien ministre de l’Econmie Salah Eddine Mezouar aux côtés du président de la fondation My Ahmed Loukili, Me Tarik Loukili. Les deux étaient coéquipiers à la prestigieuse équipe de la BP, à l’ époque dorée du basket tangérois
Le Palais des Arts et de la Culture a vibré, vendredi et samedi, au rythme de la musique andalouse marocaine, à l’occasion du Festival des pionniers de la musique andalouse marocaine. Deux soirées placées sous le signe de l’excellence artistique, de la transmission du patrimoine et du partage.
Le public tangérois a répondu largement au rendez-vous. Durant deux soirées, le Palais des Arts et de la Culture s’est mué en un véritable écrin de la musique andalouse, offrant une atmosphère chaleureuse, raffinée et empreinte d’une certaine féerie.
La manifestation a réuni un public nombreux, parmi lequel plusieurs personnalités du monde de l’art et de la culture, ainsi que des représentants du monde politique et de la société civile. Une affluence qui illustre l’attachement porté à un patrimoine musical profondément enraciné dans l’histoire culturelle du Maroc.
La soirée inaugurale s’est ouverte par la récitation de versets du Saint Coran, suivie de l’hymne national, avant l’allocution du président de la Fondation, Tarik Loukili.
La première partie a été confiée à l’orchestre de l’Association Rawafed Moussiqia, dirigé par l’artiste et chercheur Dr Omar Metioui. Les musiciens ont proposé une immersion dans l’univers de la Nûba Al-Istihlâl, révélant, à travers une interprétation maîtrisée, la richesse mélodique et la profondeur de ce répertoire séculaire.
Plusieurs personnalités ont ensuite été honorées, en reconnaissance de leur contribution à la préservation, à l’enrichissement et à la transmission du patrimoine musical marocain.
La deuxième partie de la soirée a été assurée par l’Orchestre de Tétouan de musique andalouse marocaine, sous la direction de l’artiste Fahd Benkirane. Au programme : la Nûba Al-Asbahan, interprétée devant un public conquis.
Samedi, la deuxième soirée a prolongé cette immersion dans l’univers raffiné de la musique andalouse. L’Orchestre Haj Mohamed Briouel a notamment interprété la Nûba Hijaz Al-Kabir, avant de céder la place à l’Orchestre du regretté Mohamed Larbi El Morabet, dirigé par l’artiste Mohamed Laroussi, avec une interprétation de la Nûba Hijaz Al-Machriqi.
Au-delà de la qualité des prestations, ces deux soirées auront surtout rappelé que la musique andalouse marocaine est loin d’être un patrimoine figé. Elle demeure un patrimoine vivant, porté par des artistes, des chercheurs et des passionnés, et capable de réunir différentes générations autour d’une même émotion.
À Tanger, ville de rencontres et de brassage des cultures, cette célébration revêt une résonance particulière. Pendant deux soirées, la musique a fait dialoguer mémoire et présent, tradition et création, offrant au public une véritable parenthèse enchantée.
Une manière aussi de rappeler une évidence : un patrimoine ne survit que lorsqu’il est transmis, partagé et réapproprié par les nouvelles générations.




