Fantoche, de l’italien Fantoccio, est le nom d’une marionnette articulée. En politique, Fantoche désigne un dirigeant qui n’est qu’un pantin.
Fantoche s’applique, donc, à Ben Battoche, un Sahraoui marocain dissident, né à Rhamna, région de Marrakech-Safi; les Algériens ont falsifié cette donnée en prétendant qu’il est né à Smara.
Ben Battoche est un «chef d’État » qui n’a aucun pouvoir réel à Tindouf, il n’applique que les ordres de la junte militaire d’Alger.
Voici l’histoire de la décadence de Ben Battoche, par la presse :
L’absence des hauts responsables algériens, aussi bien à l’ouverture qu’à la clôture de ce qui est présenté comme «l’université d’été des cadres du Polisario», contraste avec le soutien politique constamment affiché par Alger à l’égard de Ben Battoche et son mouvement séparatiste, hébergé, financé et armé par l’Algérie depuis 1975, et le peuple algériens meurt de faim.
La réception réservée à Ben Battoche illustre surtout la distance entre le discours officiel et le traite-ment qui lui est officiellement accordé.
La quatrième édition de l’université d’été des cadres du Polisario», organisée, du 11 au 20 août, à Boumerdès, à 45 km à l’est de la capitale Alger, s’est achevée sur une séquence révélatrice :
Ben Battoche, qui avait participé à la séance inaugurale, fut interdit d’assister à la cérémonie de clôture. Il a été remplacé par Bouchraya Bayoune, prétendu « Premier ministre » de la fantomatique république» de Tindouf : sa présence resta effacée jusqu’à la fin de la séance de clôture.
À l’ouverture comme à la clôture, aucun haut responsable algérien ne s’est déplacé. Pas de ministre, pas de président de l’une des deux Chambres du Parlement: aucune participation de haut niveau aux travaux; seule la wali de Boumerdès, Fouzia Naâma, dépourvue de toute personnalité, était présente, dans l’ennui.
Le contraste est d’autant plus notable, que cette soi-disant université d’été du Polisario constitue, depuis plusieurs années, un rendez-vous important pour les chefs du Polisario et leurs soutiens algériens.
Organisée sous l’égide du Comité algérien de solidarité cette fange appelée «peuple sahraoui », la rencontre sert traditionnellement de tribune à la direction séparatiste pour réaffirmer son alignement sur la position d’Alger à l’égard du dossier du Sahara marocain.
Ben Battoche, cette année encore, a multiplié les déclarations élogieuses à l’égard de l’Algérie lors de son intervention à Boumerdès, avant d’être discrètement écarté de la rencontre pour un lapsus linguae.
Arrivé à Alger avant de rejoindre Boumerdès, Ben Battoche n’avait pas bénéficié d’un accueil officiel de haut niveau: aucun responsable gouvernemental de premier plan ne s’est affiché à ses côtés. Même le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, n’a pas assisté à la cérémonie d’ouverture, contrairement à des informations diffusées par l’Agence Sahraouie de Presse.
Fait insolite, le discours de Ben Battoche, marocain sahraoui, a été lu par un parlementaire algérien, Ayach Jbablia en l’occurrence : Quelle salade !
Un autre élément a retenu l’attention : Ben Battoche a fait son déplacement entre Alger et Tindouf à bord d’un vol commercial, classe économique,comme l’attestait les images diffusées de son voyage.
Des dissidents du Polisario établis en Europe, dont l’ancien détenu politique Abba Bouzid, ont largement relayé ces photographies: elles montraient Ben Battoche à bord d’un avion commercial reliant Alger à Tindouf. Selon le récit accompagnant ces images, Ben Battoche a même rencontré des difficultés à trouver le siège qui lui était attribué, avant qu’un passager ne lui céda le sien, par complaisance.
Ce traitement humiliant d’Alger à l’endroit de Ben Battoche ne date pas de cette année 2026 :
Lors de l’université d’été de 2025, l’ouverture s’était déroulée en l’absence de tout membre du ré-gime algérien. Aucun responsable de premier plan n’avait accompagné Bouchraya Bayoune, pourtant présenté comme le «Premier ministre» de Ben Battoche.
La représentation d’Alger s’était alors réduite à une intervention à distance de Saïd Ayachi, président du «Comité algérien de solidarité avec cette population hétéroclite, constituée, notamment, d’Algériens, de Mauritaniens, de Libyens, de Maliens de Tchadiens, de Nigériens, de vieux Cubains, envoyés de force à Tindouf par Fidèle Castro une population appelée peuple sahraoui, par les Algériens.
