Au milieu du gotha africain de la littérature, Halima Haïdour a porté haut les couleurs du patrimoine oral marocain lors du Salon du livre africain, organisé dans le cadre de la Semaine africaine de l’UNESCO, du 19 au 22 mai.

L’illustre professeure de français et coautrice avec Jamila Alaoui Mribtou de l’ouvrage « Les contes de M’a Khadouj », s’est dite honorée de participer à cette grand-messe culturelle célébrant la diversité et la richesse des créations culturelles africaines. Elle a souligné l’importance des passerelles humaines qu’offre cet événement, devenu un véritable carrefour de dialogue entre les peuples du continent.
Originaire de Tétouan, l’écrivaine a présenté un ouvrage profondément enraciné dans la mémoire collective africaine, où les contes populaires se mêlent aux enjeux liés aux ressources naturelles, en particulier l’eau, thème central de cette édition.
À travers des récits plaisants mais instructifs, transmis de génération en génération, Halima met en lumière le lien intime qu’entretiennent les sociétés africaines avec la nature, les rivières, les montagnes et les paysages qui façonnent leur imaginaire.
Pour Halima Haïdour, ces contes ne relèvent pas uniquement du folklore : ils constituent également un vecteur de sensibilisation aux valeurs de préservation de l’environnement et de respect du vivant.
À rappeler que «Contes de M’a Khadouj» écrit en deux versions : arabe classique, zajal, et en français, a connu un succès retentissant.
