À Sidi El Yamani, la campagne électorale donne lieu à des interrogations sur l’utilisation des moyens et des équipements de la commune.
Sans préjuger de la régularité des opérations signalées, certains usages observés sur le terrain mériteraient, à tout le moins, des explications afin de dissiper tout doute sur le respect du principe de neutralité et d’égalité entre les candidats.
Plusieurs habitants font notamment état de l’utilisation, de jour comme de nuit, de camions et d’une pelleteuse communale pour le transport et l’étalement de remblais dans différents chemins et ruelles, notamment dans les secteurs de Mdilchir, Ouled Moussa, Ouled Riahi et Ouled Attia. Ces interventions peuvent naturellement relever des missions ordinaires de la commune. Mais leur multiplication ou leur calendrier, en pleine période électorale, peut légitimement susciter des questions.
Même interrogation concernant certains services publics, notamment le transport scolaire. Lorsque des prestations relevant de la collectivité sont perçues par les citoyens comme étant liées à l’action personnelle d’un responsable, le risque de confusion entre service public et communication électorale n’est jamais très loin. D’où l’importance d’une communication institutionnelle claire et neutre.
L’éclairage public constitue un autre exemple. À Mechra Ouled El Arbi, des habitants indiquent que plusieurs lampadaires ont été installés dimanche dernier, alors que le secteur, selon leurs témoignages, aurait attendu ce type d’intervention pendant plusieurs années. Là encore, il ne s’agit pas de tirer des conclusions hâtives, mais de s’interroger sur le calendrier des travaux et sur les critères qui président à leur programmation.
En période électorale, la prudence devrait être la règle. Les équipements, les véhicules et les services communaux appartiennent à la collectivité et doivent rester clairement identifiés comme tels. Les travaux publics peuvent évidemment se poursuivre pendant une campagne, mais leur programmation, leur communication et leur réalisation gagnent à être particulièrement transparentes.
Car au-delà des intentions réelles de chacun, c’est la perception du citoyen qui compte. Et en période électorale, toute confusion entre l’action publique et la compétition politique peut fragiliser la confiance dans le processus électoral.
Loin de tirer des conclusions, la concomitance des prestations avec la campagne électorale risque de soulever des questions
