Des journalistes, chercheurs et acteurs des médias issus de plusieurs pays arabes se sont réunis, mercredi 6 mai, à la Maison de la Presse, autour d’un thème au cœur des mutations numériques contemporaines : « L’éthique du blogging entre liberté et influence ».
Cette rencontre, modérée par Saïd Kobrit, a constitué un espace d’échange ouvert et constructif permettant aux participants de confronter leurs visions sur un phénomène médiatique en pleine expansion : le blogging.
Dans une atmosphère marquée par la franchise, la transparence et le respect de la diversité des opinions, les intervenants ont analysé les multiples dimensions de cette nouvelle forme d’expression qui redéfinit progressivement les modes traditionnels de communication.
Les débats ont mis en exergue la spécificité du blogging en tant qu’espace d’expression hybride, mêlant narration personnelle, analyse critique, contenus audiovisuels et usages variés du langage. Les participants ont souligné que ce mode de communication, porté par les réseaux sociaux et les plateformes numériques, s’est imposé comme un outil influent capable de façonner l’opinion publique, d’orienter les débats sociétaux et parfois même d’influencer les décisions politiques ou économiques.
Entre défenseurs d’une liberté d’expression sans contraintes et partisans d’un encadrement plus rigoureux, les échanges ont porté sur plusieurs questions sensibles : où s’arrêtent les limites de la liberté numérique ? Jusqu’où peut aller l’influence des blogueurs sur les internautes, notamment les jeunes ? Comment distinguer l’information crédible du contenu sensationnaliste ou manipulateur ?
Plusieurs intervenants ont également alerté sur les dérives possibles du blogging lorsqu’il échappe à toute responsabilité éthique. La propagation de fausses informations, les atteintes à la vie privée, les discours haineux ou encore la quête effrénée du buzz ont été évoqués comme autant de défis nécessitant une réflexion collective et urgente.
À travers leurs interventions, les participants ont insisté sur la nécessité de promouvoir une culture numérique responsable fondée sur le respect de la vérité, la vérification des sources et la préservation des valeurs professionnelles du journalisme. Ils ont également plaidé pour l’élaboration d’un cadre déontologique capable d’accompagner l’évolution rapide des médias numériques sans pour autant porter atteinte aux libertés individuelles.
Il faut rappeler que la visite de la délégation des journalistes arabes a débuté par une visite du musée Ibn Batouta en présence du Wali de la région TTA, M. Younès Tazi


