Son enfant bessé par un morceau de métal, le père a dû quitter Ksar Kebir pour Larache afin de trouver un traitement antitétanique. Dans sa propre ville, l’hôpital en était dépourvu et les pharmacies, selon le père, également. Une situation qui pose de sérieuses questions sur l’accès aux médicaments essentiels.
Pour protéger son enfant d’un éventuel risque de tétanos, le père se rend à l’hôpital de Ksar Kebir. Réponse : pas de produit antitétanique disponible. Direction les pharmacies. Il en fera plusieurs, sans succès.
Le produit serait, lui dit-on, introuvable depuis plusieurs mois.
Faute de solution, et heureusement qu’il dispose d’un véhicule, le père prend la route de Larache. Il y trouve enfin le médicament.
Mais combien de familles peuvent se permettre ce déplacement ? Et que se passe-t-il lorsqu’il s’agit d’une urgence et que les parents n’ont ni voiture ni moyens ?
Ksar Kebir n’est pourtant pas un village isolé. Comment peut-on expliquer qu’un produit médical potentiellement indispensable soit absent de l’hôpital et difficile, voire impossible, à trouver dans les pharmacies pendant des mois ?
Quand la santé devient une question de moyens et de mobilité, ce n’est plus seulement un problème de médicament : c’est un problème de service public.
