URGENCES/CHU: AGENTS DE SOINS ET AGENTS DE SÉCURITÉ DOIVENT ÊTRE PROTÉGÉS
Filali Noureddine
Le corps médical, paramédical ainsi que les agents de sécurité affectés aux urgences du centre hospitalier universitaire de Tanger méritent une protection effective face aux agressions répétées dont ils sont victimes dans l’exercice de leurs fonctions.
Ces incidents, de plus en plus fréquents, traduisent un malaise profond au sein d’un service déjà soumis à une pression constante.
Aux urgences, chaque minute compte.
Médecins, infirmiers et aides-soignants s’emploient, souvent dans des conditions difficiles, à prodiguer des soins vitaux, parfois au péril de leur propre santé.
À leurs côtés, les agents de sécurité assurent une mission tout aussi essentielle : réguler les flux, prévenir les débordements et garantir un minimum d’ordre dans un environnement marqué par l’affluence et l’urgence.
Or, ces professionnels, chacun dans son domaine de compétence, se retrouvent trop souvent confrontés à des comportements agressifs, voire violents, de la part de certains usagers ou accompagnants. Excédés par l’attente, incompréhensifs face aux priorités médicales ou simplement dépassés par l’angoisse, certains franchissent la ligne rouge, mettant en danger ceux-là mêmes qui s’efforcent de leur porter assistance.
Ces dépassements ne sauraient être banalisés. Ils appellent une réaction ferme des autorités compétentes, à travers le renforcement des dispositifs de sécurité, l’application stricte des sanctions prévues par la loi, mais aussi une meilleure organisation de l’accueil et de l’orientation des patients.
Protéger le personnel des urgences, c’est préserver la qualité du service public de santé.
