A Tanger, la route continue de faucher des vies innocentes, dans une indifférence qui interpelle autant qu’elle indigne. Le drame survenu à l’aube de ce jour en est une illustration poignante.
La dernière victime n’est autre que le fqih de la mosquée Badr, figure respectée et familière du quartier. Comme à son habitude, il se rendait à la mosquée pour accomplir entretenir ce lieu de culte et accomplir la prière d’Al-Fajr, dans le calme encore fragile des premières lueurs du jour. Il ne savait pas qu’il allait être violemment percuté par un véhicule.
Grièvement blessé, il n’a malheureusement pas survécu à ses blessures, rejoignant ainsi la longue liste des victimes de l’insécurité routière qui endeuille régulièrement la ville.
Après plus de trente années de loyaux services au sein de la mosquée Badr, le défunt laisse derrière lui une communauté profondément marquée. Fidèles, voisins et proches saluent unanimement un homme de foi, humble et dévoué, qui consacrait sa vie à entretenir ce lieu sacré.
Son absence laisse un vide immense, difficile à combler.
